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<title>clair de jour</title>
<description>romans et romances</description>
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<title>lecture de : Moon Palace de Paul Auster</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Denoits)</author>
<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 17:40:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6622850&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://clairdejour.hautetfort.com/media/00/00/3975433368.jpg&quot; alt=&quot;moon palace.jpg&quot; /&gt; New York dans les années soixante. Marco Stanley Fogg, étudiant désargenté semble errer à travers sa ville et sa vie comme dans le brouillard (&lt;em&gt;fog&lt;/em&gt; en anglais). Alors que, lorsqu'il était jeune, il s'attendait à une grande destinée (dû à son nom qui fait à la fois référence au voyageur Marco Polo, au journaliste et explorateur Henry Morton Stanley et à Phileas Fogg, héros du roman de Jules Verne Le Tour du monde en quatre-vingts jours), il devra vite déchanter. En effet il vit seul dans une sordide chambre, dont la vue&amp;nbsp; &amp;nbsp;donne sur une enseigne lumineuse portant &lt;strong&gt;le nom de &lt;em&gt;Moon Palace.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; MS Fogg mène une vie très solitaire. Il n'a plus de famille. Son oncle, dernier parent vivant, vient de décéder lui léguant sa bibliothèque. L'étudiant va meubler son appartement avec ces livres, mais pour vivre il est obligé de les vendre, petit à petit au fil de ses lectures. Mais le jour où il arrive à bout de cette bibliothèque, il devra déménager. Sans moyens, il n'a d'autre choix que de vivre dans Central Park à errer jusqu'à trouver la bonne voie. Mais cette errance dans la jungle new-yorkaise ressemblera plus à une descente aux enfers. Fogg envisagera même de se suicider. Différentes rencontres vont cependant le sortir de là. Premièrement David Zimmer, un ami à lui qui l'hébergera chez lui. Ensuite un boulot se présentera à lui: il devient assistant de Thomas Effing, un infirme étrange et égocentrique qui va, par ses idées hors du commun, bouleverser la perception du monde de Fogg. Tout cela le mènera à un long voyage qui le conduira jusqu'aux plaines de l'Ouest américain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Moon Palace&amp;nbsp;: o&lt;/em&gt;n y retrouve les thèmes chers à &lt;a title=&quot;Paul AUSTER&quot; href=&quot;http://clairdejour.hautetfort.com/archive/2025/09/26/la-cite-de-verre-paul-auster-1985-6556687.html&quot;&gt;Paul AUSTER&lt;/a&gt; tels la solitude et la recherche du père (le héros du livre est né de père inconnu), ainsi que le style de narration maintenant bien connu qui fait s'initier son héros en lui faisant rencontrer une multitude de personnages étranges, excentriques et toujours très convaincants. Et cela toujours sur fond new-yorkais. Le récit est raconté à la première personne avec beaucoup de sensibilité et de poésie. Le personnage principal MS Fogg, personnage désenchanté à souhait, las de tout et n'arrivant jamais réellement à se lier à qui que ce soit, est particulièrement réussi. Le lecteur suit le parcours initiatique de MS Fogg mais ne sait jamais si celui-ci finalement aboutira à quoi que ce soit. D'ailleurs ce même point risque d'énerver plus d'un lecteur tant ce personnage est mou et inactif.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;br /&gt;Si, comme je l'ai mentionné précédemment, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Moon Palace&lt;/em&gt; est l'un des romans les plus célèbres de Paul Auster, i&lt;/strong&gt;l n'en est à mon goût cependant pas le meilleur. Il est en effet parfois difficile de s'accrocher dans ce récit finalement sans histoire réelle. Le style Auster qui consiste à imbriquer une multitude d'histoires les unes dans les autres fonctionne mal ici et nuit au récit. Si tout y est pour en faire un bon roman, cela n'a cependant pas réellement réussi. &lt;em&gt;Moon Palace&lt;/em&gt; reste toutefois un roman agréable à lire.&lt;/p&gt;
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<title>Critique de L'Ombre en fuite de Richard Powers - Partie 2</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Denoits)</author>
<pubDate>Fri, 12 Dec 2025 18:20:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voici la suite de notre revue du livre &lt;a href=&quot;http://clairdejour.hautetfort.com/archive/2025/11/01/critique-de-l-ombre-en-fuite-de-richard-powers-partie-1-6556697.html&quot;&gt;L'Ombre en fuite de Richard Powers&lt;/a&gt;&amp;nbsp; :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La détention de Taimur Martin se prolonge. Elle durera plus de mille et un jours, trois et quelques années. L'homme souffre, parle de sa vie, de son épouse Gwen, se raccroche aux branches : des promesses de libération, des compagnons invisibles de détention qui frappent au mur, un livre concédé après des mois de tractation et appris par coeur, des inventions mentales qui lui permettent de ne pas sombrer (complètement) dans la folie. Alors que la Caverne d'Adie est inscrite dans le temps (elle fait œuvre historique), celle de Taimur est une Caverne suspendue. Toutes les deux ont des vertus platoniciennes. La lanterne est posée à l'entrée et l'on peut lire les ombres et le sens de sa vie un peu partout sur les murs. L'histoire de l'otage est hypnotique, angoissante et fascinante. Celle d'Adie fait presque pâle figure à côté mais les deux, alternées tout au long des 400 pages, semblent avoir des points communs qui n'apparaîtront vraiment qu'à la fin et dans un tour de passe-passe aussi prodigieux que génial.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6622860&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://clairdejour.hautetfort.com/media/01/01/2779943651.jpg&quot; alt=&quot;L'Ombre en fuite .jpg&quot; /&gt; Les deux fils sont soutenus par une bobine qui est le temps historique. Powers est passé maître depuis quelques romans dans l'art de faire courir la grande histoire sous la petite. &lt;em&gt;L'ombre en fuite&lt;/em&gt; est aussi celle de l'époque qui change : on entend en sourdine le Mur de Berlin s'écrouler. On entend la Guerre en Irak, son début et sa fin télévisée, la modification des positions Est-Ouest, mais tout ceci est sous-jacent comme si la force de la bobine ne suffisait pas complètement à agiter les fils qui la composent. L'Histoire est inventée. Le livre intègre quelques pages qui n'appartiennent ni à Adie, ni à l'otage et qui sont les plus belles du roman. Ce sont elles qui portent le thème général du livre sans parvenir à l'épuiser. Possible qu'une réflexion sur le temps et son caractère relatif soit au cœur de tout ça. Le temps et les hommes. Les hommes et le temps. Lien et dissensions à la fin des années 80. Mais peu importe.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Ceux qui iront jusqu'au bout auront la tête qui tourne et des paillettes dans le regard quand ils franchiront le double seuil de la basilique en ruines. Les autres iront voir ailleurs et n'auront pas tort non plus. La langue dépasse ici le propos. Quelques longueurs-scories jouent l'enluminure. C'est le principe des grandes expériences que de perdre une partie du public en route. N'importe qui peut entrer dans la caverne. Il faut un certain cran pour garder les yeux fermés durant toute la visite.&lt;/p&gt;
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<title>Critique de L'Ombre en fuite de Richard Powers - Partie 1</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Denoits)</author>
<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 18:16:00 +0100</pubDate>
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&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6622859&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://clairdejour.hautetfort.com/media/02/02/2747251819.jpg&quot; alt=&quot;L'Ombre en fuite de Richard Powers.jpg&quot; /&gt; Les précédents romans de&lt;strong&gt; Richard Powers&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Le temps où nous chantions&lt;/em&gt;, &lt;a href=&quot;https://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/17553&quot;&gt;&lt;em&gt;La Chambre aux échos&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;) avaient déjà prouvé qu'en plus d'être un romancier grandiose, l'écrivain est aussi un expérimentateur et un styliste. Confirmation avec &lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'Ombre en fuite&lt;/em&gt;,&lt;/strong&gt; son dernier ouvrage traduit en français (neuf ans après sa première publication) : un roman exigeant qui porte sur l'imagination humaine, et procède autant d'un travail sur les personnages que sur les situations.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;Lignes de fuite&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'Ombre en fuite&lt;/em&gt; de Richard Powers&lt;/strong&gt; s'articule autour de deux fils narratifs et d'une bobine. Le premier fil est un fil qui roule : Adie, une artiste peintre en « &lt;em&gt;recherche de dynamique&lt;/em&gt; », est recrutée par une ancienne connaissance pour participer à un projet novateur baptisé la Caverne, qui consiste à créer et à développer le premier espace virtuel immersif de l'Histoire. Comme l'équipe informatique de Seattle qui y travaille manque de souffle et de vision, Adie intervient en renfort pour donner une âme à l'ensemble. Elle découvre les joies et la magie de l'informatique, s'initie à l'univers de la création graphique (nous sommes à la fin des années 80), duplique des styles visuels empruntés aux plus grands peintres, au &lt;a href=&quot;https://www.beauxarts.com/grand-format/henri-rousseau-en-3-minutes/&quot;&gt;Douanier Rousseau &lt;/a&gt;en particulier.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;La Caverne devient son huître et son horizon, une occasion de créer enfin un objet d'art pur et d'autant plus parfait que son développement (à ce stade) semble affranchi des contraintes habituelles du marché de l'art et du commerce. Le fil Adie est un fil romanesque qui serait un fil traditionnel et un brin soap façon &lt;em&gt;Microserfs&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Génération X&lt;/em&gt; (avec développeurs géniaux et ados attardés, romance et fraîcheur de vivre), si Powers n'en profitait pas pour disserter ad lib sur l'art et ses vertus.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;On s'ennuie assez peu, emporté par l'exaltation d'Adie, &lt;strong&gt;le rapport entre la Caverne en gestation et le livre qu'on découvre.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Le second fil narratif est un fil coupé ou qu'on a choisi d'arrêter. Un professeur de lettres américain d'origine arabe est kidnappé par des islamistes alors qu'il venait de démarrer une année de cours au Liban. Il est claquemuré dans une cellule de quelques mètres carrés, affamé, soumis à la torture psychologique. Sa vie est mise entre parenthèses. Powers nous parle de lui à la deuxième personne du pluriel (« vous êtes enfermé ») et cela produit un effet étrange d'identification dont on ne comprend pas bien les ressorts.&lt;/p&gt;
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<title>La cité de verre,  Paul Auster - 1985</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Denoits)</author>
<pubDate>Fri, 26 Sep 2025 17:34:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6622849&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://clairdejour.hautetfort.com/media/02/02/1524297437.jpg&quot; alt=&quot;La cité de verre, Paul Auster - 1985.jpg&quot; /&gt; Daniel Quinn est un écrivain de polar qui travaille sous le pseudonyme de William Wilson. Il a perdu sa femme et son enfant, et ne vit plus que en publiant de temps en temps ses romans de policier. Un jour il reçoit un coup de téléphone d'une certaine Virginia Stillman. Celle-ci compose par erreur le numéro de téléphone de Quinn alors qu'elle pensait téléphoner au détective privé Paul Auster. Daniel Quinn, au lieu de raccrocher et pour palier à son désoeuvrement, va sa faire passer pour ce détective et accepter la mission qu'on lui propose. Virginia souhaite qu'il suive le père de son mari, Peter Stillman, qui vient de sortir de prison. Il avait été enfermé pour avoir séquestré son fils pendant plusieurs années durant son plus jeune âge. Elle craint que le père en veuille toujours à son fils, qui porte d'ailleurs le même nom que lui, et qu'il veuille le tuer. Commence alors pour Daniel Quinn une longue filature à travers New-York, la cité de verre dans lequelle les reflets abondent. Mais Peter Stillman déambule dans la ville sans but apparent et ramassant ça et là toutes sortes de détritus sur lesquels il tombe. Daniel Quinn va essayer de comprendre ce qui se passe dans la tête de Stillman, mais tous ses faits et gestes ne semblent avoir aucune logique. Daniel Quinn se perd de plus en plus, sombrant petit à petit dans la folie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;La cité de verre&lt;/em&gt;, première nouvelle de la célèbre &lt;a href=&quot;https://www.goodreads.com/book/show/1552777.Trilogie_new_yorkaise&quot;&gt;&lt;em&gt;Trilogie New-Yorkaise&lt;/em&gt; de Paul Auster&lt;/a&gt;, est en quelque sort un polar métaphysique. Tous les éléments du polar sont utilisés, mais pas pour trouver la solution à un meurtre, mais plus une nouvelle interprétation de l'identité et de la réalité de l'enquêteur. Le héros, Daniel Quinn, va petit à petit se confondre avec William Wilson, son nom de plume, et Max Work, le personnage qu'il utilise dans ses romans policiers, à la poursuite de Peter Stillman qui se confond à la fois avec son fils, portant le même nom et un certain Henry Dark. Cette filature l'amène à rencontrer&lt;strong&gt; &lt;a href=&quot;https://actes-sud.fr/contributeurs/paul-auster&quot;&gt;le véritable Paul Auster&lt;/a&gt;,&lt;/strong&gt; écrivain ou détective?. Ce dernier lui parle alors de son recueil d'essais sur Don Quichotte et explique à Quinn que c'est &quot;Cervantes qui engage Don Quichotte pour déchiffrer l'histoire de Don Quichotte lui-même.&quot; Donc tout se complique dans cette merveilleuse. L'écriture de est toujours sobre et claire, et le tout se lit sans ennui aucun. Le lecteur se prend lui-même au jeu en essayant de découvrir ce qui se passe réellement dans ce monde de hasards et de jeux de miroirs, qui finalement ne laisse rien au hasard. Paul Auster utilise énormément de références, notamment à Edgar Allan Poe (&lt;em&gt;William Wilson&lt;/em&gt; est une nouvelle qui traite de doubles), au &lt;em&gt;Don Quichotte&lt;/em&gt; de Cervantès et à l'oeuvre de Lewis Carroll.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une très belle nouvelle, très réussie. La cité de verre est l'une des premières que Paul Auster, aujourd'hui très célèbre, avait publié. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La cité de verre a été adapté en 1994 sous forme de bande dessinée expérimentales par Paul Karasik et David Mazzucchelli.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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<title>La Jeune détective et autres histoires étranges  - Kelly Link</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Denoits)</author>
<pubDate>Fri, 08 Aug 2025 17:27:00 +0200</pubDate>
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&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;De ce côté de l’atlantique il s’agit bien pour la majorité des lecteurs de « découverte », puisque hormis dans des revues spécialisées de science-fiction, il était jusqu’alors impossible de lire ces textes. Récompensé par le Prix James Tiptree Award en 1997, dés la parution de &lt;em&gt;Voyages avec la femme des neiges&lt;/em&gt;, Kelly Link fait aujourd’hui figure de référence dans le domaine du fantastique à tendance onirique et horrifique. Les multiples récompenses glanées par l’écrivain depuis quelques années le prouvent (Prix World Fantasy en 1999, Nebula Award en 2001, Hugo Award en 2005 et Nebula Award en 2006, etc.)&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;RIGHT&quot;&gt;Une reconnaissance méritée, qui vient couronner un univers, une écriture et une voix vraiment singulière dans le milieu de la « SF » contemporaine (au sens large).&amp;nbsp; . Ses nouvelles gentiment morbides résonnent en nous comme de mauvais rêves au petit matin. L’auteur semble puiser dans l’inconscient collectif, mélangeant chimères, relectures très personnelle des grands mythes de l’humanité ou adaptations moderne des contes sinistres de &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;https://en.wikipedia.org/wiki/Hans_Christian_Andersen&quot;&gt;Hans Christian Andersen&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;(&lt;em&gt;Voyages avec la femme des neiges &lt;/em&gt;faisant évidemment référence à &lt;em&gt;La Reine des Neiges&lt;/em&gt;, mais aussi plus étrangement, à &lt;em&gt;Cendrillon&lt;/em&gt;) et des histoires non moins cruelles d’Hoffmann ou &lt;strong&gt;Edgar Allan Poe&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Mais Kelly Link cultive avant tout un style résolument contemporain (exception faite du très british « &lt;em&gt;Chapeau du Spécialiste&lt;/em&gt; » qui n’est pas sans évoquer le film&lt;strong&gt; &lt;em&gt;Les Autres&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; d’&lt;strong&gt;Alejandro Amenabar &lt;/strong&gt;, ou « &lt;em&gt;Leçon de Vol&lt;/em&gt; » et sa cohorte de dieux et demi-dieux) ce qui déplace en quelque sorte, son monde fantasque et fantastique dans le domaine obscur et inquiétant des légendes urbaines, des déambulations éveillés de l’adolescence et des songes de l’enfance. On trouvera aussi beaucoup de points communs avec les auteurs inclassables de la littérature générale. Ainsi, « &lt;em&gt;Nymphéas, Lilas, Lilas, Iris&lt;/em&gt; », rapelle &lt;em&gt;Ainsi vivent les morts &lt;/em&gt;de l’anglais &lt;strong&gt;Will Self&lt;/strong&gt;, « &lt;em&gt;Leçon de magie pour débutant &lt;/em&gt;» malgré son titre à la Harry Potter fait immanquablement penser aux textes des &lt;em&gt;Légendes d’automne&lt;/em&gt; de &lt;a href=&quot;https://www.virgule.lu/culture/l-ecrivain-americain-de-science-fiction-ray-bradbury-est-mort/41466.html&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ray Bradbury&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, « &lt;em&gt;Le sac à main féerique&lt;/em&gt; » et « &lt;em&gt;Peau de chat &lt;/em&gt;», ne sont pas loin du &lt;a href=&quot;https://www.outrelivres.fr/neverwhere/&quot;&gt;&lt;strong&gt;Neil Gaiman&lt;/strong&gt; de &lt;em&gt;Neverwhere&lt;/em&gt;,&lt;/a&gt; &lt;em&gt;Animaux de pierre&lt;/em&gt; est un clin d’œil à Lovecraft, quant à « &lt;em&gt;Plan d’urgence anti-zombie &lt;/em&gt;», avec son évocation nocturne d’adolescents aisés, laissés à eux même par leurs parents irresponsables, il semble faire un autre clin d’œil, à &lt;a href=&quot;http://clairdejour.hautetfort.com/archive/2020/05/02/mais-qu-est-ce-que-tu-fais-la-tout-seul-de-pierre-szalowski-6229716.html&quot;&gt;Mais qu'est-ce que tu fais là tout seul ? de Pierre Szalowski&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Au final, avec &lt;em&gt;La Jeune détective et autres histoires étranges&lt;/em&gt; nous poursuivons notre découverte de cette littérature « transgenre », que d’aucun nomme joliment transfiction. Un terme proposé par Francis Berthelot pour qualifier des textes qui n’entre ni vraiment dans le domaine de la science-fiction, ni réellement dans celui de la littérature générale. Une chose est sûre, ce recueil ravira les amateurs de littérature étrange (c’est le moins avec un titre pareil), de fantastique décalé ou encore les lecteurs de Jacques Barbieri ou de &lt;strong&gt;Jeff Noon&lt;/strong&gt;, ou &lt;a href=&quot;http://clairdejour.hautetfort.com/archive/2022/09/23/lecture-de-lettres-choisies-1957-1969-de-jack-kerouac-6381353.html&quot;&gt;Lettres choisies (1957-1969) de Jack Kerouac&lt;/a&gt; avec qui Kelly Link partage également, bien des points communs.&lt;/p&gt;
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<title>Avis sur Noir c'est noir  de Tim Lane</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Denoits)</author>
<pubDate>Thu, 03 Jul 2025 17:14:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-6622846&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://clairdejour.hautetfort.com/media/01/01/3625566029.jpg&quot; alt=&quot;Noir c'est noir de Tim Lane.jpg&quot; /&gt; Nouvelliste d'origine, Tim Lane déplace son talent littéraire vers la BD : avec la puissance graphique d'un Charles Burns, son premier recueil d'histoires courtes sonde le mal-être des parias de l'Amérique, sous le double signe de la Beat Generation et du rock'n'roll. &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Noir c'est noir&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.5cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;... « &lt;em&gt;Y a plus d'espoir &lt;/em&gt;», comme dirait ce bon vieux Johnny. Sauf que Tim Lane a du goût, préfère Elvis, et qu'en VO, son recueil d'histoires courtes s'intitule &lt;em&gt;Abandonned Cars&lt;/em&gt;. Cela dit, l&lt;a href=&quot;https://www.senscritique.com/bd/Les_solitaires/24983925&quot;&gt;e titre &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Noir c'est noir&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; en VF&lt;/a&gt; résume parfaitement le ton désenchanté de cette somme de « &lt;em&gt;graphic stories&lt;/em&gt; ». D'abord écrites sous forme de nouvelles - fait assez rare pour être souligné - les récits de Lane n'ont pris forme visuelle qu'ensuite.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dès les premières pages de l'ouvrage, on reconnaît la palette d'influences : l'atmosphère de film noir chère à Will Eisner, la puissance de trait en noir et blanc de Charles Burns (Black Hole), la concision narrative d'&lt;a href=&quot;http://www.adrian-tomine.com/&quot;&gt;Adrian Tomine.&lt;/a&gt; Fasciné par les romans baroudeurs de la Beat Generation, Tim Lane raconte dans « Spirit » (hommage à Eisner) comment il a cherché à suivre les traces de Jack Kerouac : en prenant le train. Sur des planches magnifiquement contrastées, au son de « Mystery Train » d'Elvis Presley, Lane narre l'errance clandestine d'une jeune apprenti écrivain, l'euphorie libératrice d'un Clochard Céleste terré dans un wagon de marchandises.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Présent dans trois short stories, Spirit est l'un des personnages le plus directement autobiographiques créés par Lane, le plus positif aussi : même dérisoire, sa quête de liberté atteint au sublime. Car pour le reste, &lt;em&gt;Noir c'est noir&lt;/em&gt; dessine une carte du pied-tendre américain totalement désespérée. « &lt;em&gt;Par ici les gars !&lt;/em&gt; » assène un rabatteur de cirque, dès la première page, « &lt;em&gt;Venez par ici ! Entrez dans un monde de folie ! Vous allez vous amuser !&lt;/em&gt; » Caustique, Lane invite à faire un tour dans son freak show underground : celui de la banalité.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Ainsi, on croise aussi plusieurs fois John, 38 ans, seul dans l'obscurité d'une existence vide de sens, depuis que sa femme Katie l'a quitté. « &lt;em&gt;On m'a appelé comme ça à cause de quelqu'un d'important. &lt;/em&gt;. Pour s'oublier, il alterne bagarres et virées nocturnes. Quand sa voiture le lâche par une soirée pluvieuse, on le voit courir trempé au milieu de nulle part, en plan large : la route ressemble alors à un calvaire moderne, avec des pylônes électriques en guise de Croix. Chacun sa croix, sur la route fantôme. Puis, plus loin, on fait connaissance avec le « &lt;em&gt;maniaco-dépressif d'une autre planète&lt;/em&gt; », qui se présente en ces termes : « &lt;em&gt;Ma mère a œuvré pendant 52 heures avant que je sorte. Finalement il a fallu se servir de pinces. Clairement je n'avais rien à foutre dans ce monde.&lt;/em&gt; »&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Pas très gai tout ça : Tim Lane décrit le versant sombre de l'Amérique, son ambivalence de toujours. La face violente et cachée de l'usine à rêve : ironiquement pris en sandwich entre deux portraits géants de Marlon Brando (beau comme un Michel-Ange côté face, vieux et empâté côté pile) le recueil est émaillé de fausses pubs rétro et enfantines, avec un personnage recto-verso à découper (par exemple, un « cut out » de flic : bad cop d'un côté, good cop de l'autre), et jalonné d'apartés cyniques sur l'absurdité de la société moderne. Armé d'un trait dense et d'un verbe magnétique, Tim Lane tranche dans le vif de l'Amérique, extrayant d'un abîme d'encre noire les silhouettes détrempées (mais dignes) de ses rebuts de la société. Seul échappatoire dans cet enfer existentiel : tailler la route.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;strong&gt;Tim Lane, &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Noir c'est noir&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;, éditions Delcourt, coll. Outsider, 2009.&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Avis sur le roman : Anges et Démons de Dan Brown</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Denoits)</author>
<pubDate>Sat, 21 Jun 2025 17:54:00 +0200</pubDate>
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&lt;h2&gt;&lt;img id=&quot;media-6622852&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://clairdejour.hautetfort.com/media/02/01/4293079918.jpg&quot; alt=&quot;Anges et Démons de Dan Brown.jpg&quot; /&gt; L'histoire d'Anges et Démons&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Le CERN, grand centre scientifique européen situé en Suisse, est le théâtre d’un meurtre des plus étranges. Le physicien Leonardo Vetra, qui faisait des recherches sur l’anti-matière, est retrouvé mort assassiné, avec un étrange symbole, un ambigramme, gravé au fer rouge sur sa poitrine. Le spécialiste en symbologie religieuse et professeur à Harvard Robert Langdon est dépêché sur place. En effet le symbole retrouvé sur le cadavre fait référence à une antique confrérie secrète : les Illuminati. Est-ce que cette secte, créée par Galilée, ressurgirait-elle aujourd’hui ? Et dans quel but ? Pendant ce temps-là, au Vatican, s’organise l’élection en conclave d’un nouveau pape. Mais quatre des favoris à la succession au saint siège disparaissent mystérieusement. Tout indique que les Illuminati se cachent derrière tout cela.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Avis sur ce roman historique&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Ce &lt;a title=&quot;bon roman historique&quot; href=&quot;https://www.lespetitspasdeioannis.com/categorie-produit/meilleur-roman-historique-occasion/&quot;&gt;bon roman historique&lt;/a&gt; écrit avant le célèbre best-seller &lt;em&gt;&lt;a title=&quot; Da Vinci Code &quot; href=&quot;https://www.lespetitspasdeioannis.com/produit/da-vinci-code-dan-brown/&quot;&gt;Da Vinci Code &lt;/a&gt;(The Da Vinci Code, 2003)&lt;/em&gt;, où apparaît d'ailleurs le même personnage principal, mais paru en français que après (en 2005), est lui-même très vite devenu un best-seller largement commenté. Et ce succès en ventes est d'un côté largement mérité. D’abord Dan Brown a un style d’écriture et une façon de mettre en scène son intrigue terriblement efficace et habile. On ne s’ennuiera pas une seconde dans cette course-poursuite haletante au dénouement spectaculaire. De plus il parle de sujets visiblement très à la mode : les confréries secrètes et les secrets du Vatican. J’ai également apprécié la façon qu’avait Dan Brown de confronter les sciences et la religion (le Vatican est le siège du catholicisme par rapport au CERN qui semble être la cathédrale des sciences). Deux mondes s’opposent, celui de la raison scientifique et celui de la croyance.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dan Brown tourne son (quand même !) grand savoir en vue de servir l’intrigue, n’ayant pas peur de modifier certaines choses. En effet, par exemple le CERN dépeint dans le roman ne correspond pas tout à fait à la réalité et l’histoire de la confrérie des Illuminés est un peu déformée. Certes &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Anges et Démons&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, tout comme &lt;em&gt;Da Vinci Code&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/em&gt; d’ailleurs, n’est pas un livre d’histoire mais bel et bien une œuvre de pure fiction. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pas tout n’est parfait, loin de là. On regrettera que finalement derrière ce contexte religieux et scientifique plutôt alléchant se cache finalement une intrigue qui se déroule de façon assez conventionnelle. Tous les clichés interviennent : la jolie fille, le méchant mystérieux, les meurtres tous très horribles et un final à tiroir avec beaucoup de revirement et de grosses explosions qui frise l’absurde et mettant en scène un ennemi qui balance tout son plan au héros en mauvaise posture avant que celui-ci ne s’en sorte par un coup de quasi magie. De plus le style de Dan Brown est certes très efficace pour mettre en place le suspense, mais parfois son écriture est un peu légère. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Donc &lt;em&gt;Anges et Démons&lt;/em&gt; est un polar historique restant conventionnel mais très efficace, au contexte intéressant même si celui-ci est parfois détourné. Un excellent livre de vacances pour se détourner un peu l’esprit, mais sans plus.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe width=&quot;480&quot; height=&quot;270&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/6fvLICEn4RI?feature=oembed&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&quot; referrerpolicy=&quot;strict-origin-when-cross-origin&quot; allowfullscreen=&quot;allowfullscreen&quot; title=&quot;ANGES ET DEMONS - Bande-annonce finale (HD VF)&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Avis sur Any Place I Hang My Hat de Susan Isaacs</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Denoits)</author>
<pubDate>Thu, 16 Jan 2025 16:23:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;Amy Lincoln, l'héroïne de &lt;em&gt;Any Place I Hang My Hat,&lt;/em&gt; a grandi sans parents. Elle était un nourrisson lorsque sa mère est partie et son père a passé la majeure partie de son enfance en prison. Sa grand-mère, une cireuse de jambes à temps partiel qui volait le dîner à l'étalage, était sa tutrice légale, mais Amy s'est surtout élevée toute seule. Après une bourse d'internat, Harvard et l'école de journalisme de Columbia, Amy a surmonté ses origines modestes pour évoluer parmi les riches et les puissants. Travaillant comme journaliste politique, elle assiste à un événement de campagne pour un candidat à la présidence lorsqu'un homme se présente en prétendant être le fils hors mariage du candidat. Amy aide le jeune homme, et sa filiation douteuse l'incite à enquêter sur son propre passé, découvrant des surprises sur sa propre famille. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;Le roman de Susan Isaacs a reçu des critiques plutôt positives, le &lt;a href=&quot;https://www.simonandschuster.com/books/Any-Place-I-Hang-My-Hat/Susan-Isaacs/9781476704234&quot;&gt;Seattle Times&lt;/a&gt; déclarant : &quot;Any Place I Hang My Hat est plein de dialogues vifs et de répliques pleines d'esprit, mais c'est un livre qui a de la substance et un grand cœur - une rareté à notre époque où les romans féminins sont dominés par la chasse au mari superficielle et le shopping de créateurs.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Any Place I Hang My Hat &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;de Susan Isaacs, 2004&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Critique de La bête qui meurt de Philip Roth</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Denoits)</author>
<pubDate>Fri, 29 Nov 2024 16:20:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6560746&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://clairdejour.hautetfort.com/media/01/01/3128690126.JPG&quot; alt=&quot;la bete qui meurt.JPG&quot; /&gt; David Kepesh, âgé de 62 ans, est un homme en fin carrière, qui enseigne encore la littérature à l'université et qui a créé une émission de télévision. Même s'il donne de moins en moins cours il garde cependant la même popularité auprès de ses étudiants, et plus particulièrement auprès des étudiantes. Un jour il distingue une certaine Consuelo, une ressortissante cubaine âgée de 24 ans issue de la haute société. Il va la séduire, qui va le fasciner par son corps merveilleux. Il va alors connaître une véritable passion, lui qui ne s'attachait surtout à personne, et connaître la jalousie, la peur de la perdre... Le pire sera lorsqu'il se rendra compte, qu'elle même ne le désire pas réellement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;La bête qui meurt&lt;/em&gt; est écrit sous la forme d'un long récit, voire d'un monologue, adressé par Kepesh à un ami ou autre. La trame est plutôt classique. On suit l'évolution progressive du déséquilibre passionel qui prend possession du narrateur. Car déséquilibre il y a : le désir se relèvra définitivement non partagé. Le rythme est soutenu, vivant, perscutant. Du pur Philip Roth ! même si la forme de ce récit est fort différente (forme en monlogue, nouvelle,...) de ce que l'on retrouve habituellement chez lui. Comme souvent une place importante est donnée à l'introspection des personnages. Mais par les souvenirs de Kepesh, Philip Roth nos relate finalement toute une époque, celle de la découverte et de la liberté sexuelle, mais aussi le passage d'un personnage qui traverse cette époque, alors que petit à petit il s s'esouffle et se meurt. Attention cependant, certains passages sont très crus et pourraient déranger certains lecteurs. Il est à signaler que le personnage de David Kepesh est déjà apparu dans deux autres romans de Philip Roth: &lt;em&gt;Le Sein (The Breast, 1972)&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Professeur de désir (Professor of Desire, 1977)&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;En bref &lt;em&gt;La bête qui meurt&lt;/em&gt; est un très beau roman de la part d'un auteur qui démontre ici à nouveau son immense talent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La bête qui meurt&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;,&amp;nbsp; Philip Roth,&amp;nbsp; Gallimard , 2001&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Avis sur : Le plus beau des voeux d'Alyson Noël</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Denoits)</author>
<pubDate>Fri, 11 Oct 2024 16:14:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-6560745&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://clairdejour.hautetfort.com/media/01/02/3997032933.JPG&quot; alt=&quot;Le plus beau des voeux d'Alyson Noël.JPG&quot; /&gt; Le plus beau des voeux &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;est un roman contemporain amusant qui répond à l'éternelle question de savoir ce qui se passerait si les souhaits devenaient réalité. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;L'histoire suit le personnage principal, Nick Dashaway, qui fait des &lt;strong&gt;vœux&lt;/strong&gt; pour avoir une existence plus cool - littéralement. Il en a assez d'être ignoré et d'être considéré comme un gros nerd par ses camarades de classe. Nick pense que sa grande chance de tout changer est sur le point de se produire lorsque Josh Frost, la superstar des adolescents, vient en ville pour juger le concours de talents du collège. Nick est persuadé qu'il peut gagner - et ensuite se transcender dans la foule cool - où il a sa place. Mais tout lui explose à la figure. Le seul espoir qui reste à Nick est d'utiliser son vœu d'anniversaire ou l'&lt;a title=&quot;envoi d'une ecard&quot; href=&quot;https://www.cartes-voeux-flash.fr/ecards/&quot;&gt;&lt;strong&gt;envoi d'une ecard&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; pour changer sa vie - et il se réalise. Mais la vie parfaite dont il rêvait est loin d'être celle qu'il reçoit, et le lecteur peut vivre et apprendre de toutes ses erreurs en même temps que lui. &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Nick est un excellent personnage principal. Il est facile de s'attacher à lui dès le début de l'histoire, et même si je suis beaucoup plus âgée que lui, j'ai trouvé que je pouvais compatir à ses problèmes sans problème. L'auteur dépeint Nick de manière réaliste, avec ses obstacles d'adolescent, ses mauvaises attitudes, ses pensées et actions méchantes, et d'autres types d'angoisses d'adolescent. J'ai trouvé que certaines des choses que Nick pensait et disait étaient assez cruelles et même grossières à certains moments, mais je suppose que j'oublie simplement les pensées réelles des enfants à cette époque. En outre, l'auteur a probablement voulu que nous trouvions que certaines des choses faites et dites étaient erronées, afin que Nick et le lecteur puissent en tirer des leçons plus tard dans l'histoire. En dehors des aspects fantastiques évidents de l'intrigue, le livre était terre à terre et plein de grandes leçons. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;J'ai adoré la façon dont le voeux de Nick s'est réalisé, mais il se rend compte que les choses ne seraient pas ce dont il rêvait si les choses se passaient de cette façon. L'auteur présente de merveilleuses situations de la vie réelle dont le lecteur peut s'inspirer et qu'il peut appliquer à sa propre vie, parallèlement à la course folle dans laquelle se trouve Nick. Je vois très bien ce roman être transformé en un film fantastique !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; Je le recommande vivement aux fans du genre ainsi qu'aux lecteurs qui apprécient un bon mélange de contemporain et de fantastique, surtout pour les voeux de fin d'année !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le plus beau des voeux&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; d'Alyson Noël, Michel Lafon, 2017&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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